Rassemblement pour marquer les 50 jours de e guerre Tsouk Eitan = 50 jours de Jeune Collectif Tzom Eitan / 26.8.15, 19:00

עצרת סיום צרפתית

A Mercredi 26/08/16,  le mouvement «Les Femmes Œuvrent pour la Paix>>  a organise un grand rassemblement pour clôturer le jeûne collectif «Tsom Eitan» commémorant l’année de l’opération «Bordure Protectrice».

La tente «Tsom Eitan», montée devant la résidence du Premier Ministre le 8 juillet, jour anniversaire de l’année de l’opération à Gaza, a abrité pendant 50 jours plus de 300 femmes venues pour jeûner (au total : 7500 heures de jeûne collectif).

Durant ces 50 jours, des milliers de personnes nous ont rendu visite: personnalités publiques, politiques, artistes, intellectuels, ainsi que des citoyennes et citoyens israéliens qui sont venus exprimer leur soutien et prendre part a activités quotidiennes qui se sont déroulées sous la tente.

Parmi les visiteurs : le Ministre de l’Education M. Bennett, le chef de l’opposition, M. Herzog, les membres de la Knesset: T. Livni, S. Yehimovitch, Z. Galon, M. Michaeli, M. Ben Ari, M. Levy, M. Rosenthal, O. Strouk, E. Trachtenberg, E.Alalouf, et les artistes : D. Broza, E. Nevo, K. Yediya, M. Ivgi et bien d’autres encore.

Des représentantes de notre mouvement ont été reçues par l’épouse du Premier Ministre, Sara Netanyahou pour une rencontre amicale.

Le mouvement «Les Femmes Œuvrent pour la Paix –נשים עושות שלום » à aucun parti politique et compte parmi ses membres des milliers de femmes dontl’action a pour but commun la promotion d’un accord de paix entre les deux parties. Le mouvement fut créé au cours de l’opération « Bordure Protectrice» par des femmes d’horizons politiques différents, Juives et Arabes, religieuses et athées, parce qu‘elles ne pouvaient plus se taire. Depuis, les membres du mouvement ont organisé des centaines d’activités dans tout le pays (de terrain, des rencontres, des rassemblements, des meetings…) et auxquelles ont participé des milliers de femmes.

Pour voir la cérémonie, cliquez sur le lien ci-dessous :

Pour plus de renseignements en français, veuillez contacter Pascale Chen: 0522380770

Quelques mots sur les intervenantes de ce soir

Yahaloma Zchout, d’Ofakim, mère de 4 filles et grand-mère de 3 petits-enfants, fondatrice du centre Hossen. « Je croie en la capacité, au pouvoir et à l’obligation des citoyens d’être responsables de leur vie et du pays dans lequel ils vivent. Seulement une action commune et le désir d’un changement pourra nous mener vers la voie du dialogue au lieu de celle de la guerre et de la violence. Je dis à tout le monde: commençons à dialoguer pour empêcher une détérioration générale et une prochaine guerre.

Abir Nasser, de Tira, mère de 3 enfants, éducatrice spécialisée. “J’ai choisi de jeûner pour commémorer la guerre de l’été dernier et pour essayer d’empêcher une nouvelle guerre. C’est la première fois que je participe à une action publique parce que je croie que les femmes ont le formidable pouvoir d’exercer une influence. Seule une mère peut s’identifier à une autre mère qui a perdu un enfant dans la guerre ».

Milana Yaari, née à Tachkent, Ouzbékistan, mère de 3 enfants, vit et travaille à Jérusalem. « Ce qui m’a fait craquer c’est quand mon fils de 8 ans m’a demandé : «dans 10 ans, quand je serai un soldat, est ce que j’aurais à tuer quelqu’un ou bien je me ferais tuer? » je me suis demander pourquoi un garçon de 8 ans doit se poser de telles questions? ».

Tsuria Shalev, Jérusalem, écrivaine qui fut blessée lors de l’attentat terroriste au café Moment, juste en face de notre tente. Elle a rejoint notre mouvement il y a près d’un mois et a participé au jeûne Tsom Eitan. «Je pense qu’une nouvelle opportunité existe pour arriver à un accord entre modérés et sains d’esprit pour faire face aux extrémistes et aux fanatiques.

Tous ensembles, avec les Palestiniens et pays arabes modérés, nous sommes menacés par l’extrémisme et avons donc un dénominateur commun plus large que par le passé que nous devons développer. Nous avons l’obligation d’essayer.

Ora Levy, Ashkelon, chauffeure de taxi. «Il y a un mois, j’ai accompagné mon plus jeune fils à l’armée pour le début de son service militaire. En tant que résidente d’Ashkelon, j’ai passé beaucoup de temps avec mon père à Gaza. Ces visites m’ont permises de considérer l’ennemi de l’autre côté de la frontière comme des êtres humains. J’ai rejoint le mouvement car je le considère comme ma maison dans laquelle

je me sens en sécurité, et où chacune d’entre nous peut s’exprimer, être active et s’épanouir. J’en appelle au Premier Ministre, en mon nom et au nom des membres du mouvement «Les Femmes Œuvrent pour la Paix » ; seul un accord politique pourra empêcher une prochaine guerre.

Esther Goloma, Kfar Vradim, mère de 3 enfants et grand-mère de 6 petits enfants. « Après plus de 40 ans de travail avec les femmes et les enfants du Libéria, du Darfour, du Tchad, de Sierra Léone, du Congo et d’autres pays d’Afrique, je suis retournée en Israël. J’ai rejoint le mouvement parce que dans mon travail en Afrique et en Asie, j’ai découvert la force incroyable que les femmes ont pour créer des changements. J’ai connu les femmes libériennes qui ont réussi à stopper la guerre civile dans leur pays.

Je suis triste de voir que des femmes en Israël ont été obligées de participer à des violences. Les femmes israéliennes ont l’obligation d’envoyer leurs fils à l’armée et se retrouvent ensuite dans l’ombre rongées d’inquiétude.

J’en appelle à toutes mes amies en Israël «ne soyez pas passives, rejoignez-nous ! »

Ortal Beeri, Kibboutz Maayan Barouch, mère d’un garçon d’un an et demi. Ortal centralise l’équipe des jeunes du mouvement. «L’été dernier, quand mon compagnon était à Gaza, je suis restée seule avec mon bébé de 4 mois, j’étais très frustrée et j’avais l’impression d’étouffer. Je suis venue sous la tente pour jeûner pour la première fois de ma vie afin de ressentir que je faisais quelque chose pour changer la réalité. Je suis venue ici (sous la tente) pour être le plus près possible de M. Netanyahou. J’ai pensé qu’il pourrait m’entendre d’ici car quand je m’exprime dans leNord, personne ne m’écoute.

Esther Diner, Tel Aviv-jaffa, née en Argentine. « J’ai choisi de faire mon Alya la guerre de Yom Kippour pour construire ma vie ici. En tant que fille d’une mère qui a perdu toute sa famille en Pologne durant la Shoah, j’ai opté pour le sionisme. J’ai 3 enfants et mes petits-enfants vivent à Boston. Seul un accord de paix les fera revenir, eux et beaucoup d’autres encore, en Israël. J’attends de vous, M. le Premier Ministre, que vous invitiez les Palestiniens à la table des négociations afin d’obtenir un accord »”

Nabihah Morkous, Kfar Yassif, « toute ma vie je me suis portée volontaire et j’ai des activités avec des femmes, pour des femmes et organisées par des femmes.

« Je suis fière d’avoir 6 jeunes filles toutes universitaires. Je suis venue jeûner sous la tente avec d’autres Arabes Israéliennes parce que je croie au pouvoir des femmes de changer les choses. Ensembles avec mon époux, décédé il y a un an et demi, nous croyions qu’il était possible de vivre une vie commune en paix. À mon grand regret, il ne verra pas ce rêve se réaliser, mais moi je lui reste fidèle. Les guerres ne sont pas des jeux d’enfants. Il n’est plus possible de continuer à vivre sous tensions constantes, à regarder les nouvelles à la télé, à entendre les sirènes et à lire le nom de ceux qui ont été tués. Les guerres n’ont pas de limite, maintenant est arrivé le moment de signer un accord politique.

Yael Treidel, Hadéra, « à l’âge de 12 ans, ma vie a été détruite lorsque mon frère Amir fut tué. Toute ma famille s’est effondrée. Mes parents ne sont jamais redevenus ceux qu’ils étaient. Et moi, je porte en moi et dans mon cœur cette catastrophe pour le restant de ma vie. M. le Premier Ministre, je sais que vous aussi avait vécu une tragédie identique. Vous savez combien un pareil deuil marque notre existence, à nous les familles endeuillées. En fin de compte, ce deuil reste gravé dans la conscience d’une nation entière. Une sécurité durable ne réside pas dans la capacité des forces armées. Une vraie sécurité sera acquise lorsque les deux parties réaliseront qu’elles ont beaucoup à gagner.

Rachel Kessel, Pardes Hana, « j’ai été élevée dans un milieu nationaliste religieux. Je suis mère de 4 enfants et grand-mère d’une petite fille. Je suis une militante pour la Paix et je pense que cela fait partie intégrante de mon identité de femme juive religieuse. En effet, c’est parce que je suis religieuse, et non malgré le fait que je sois religieuse que je lutte pour la paix. La paix est présente dans le judaisme: « Ses voies sont agréables et tous Ses chemins ne mènent qu’à la paix ». Cette phrase me guide tout au long de ma vie. Elle est ma conscience. M. le Premier Ministre, notre sécurité nationale est aussi constituée de notre résilience morale et spirituelle. Notre sécurité inclue aussi l’aspiration constante de vivre une vie de paix dans le respect de nos voisins et des minorités ».

Yael Abécassis, Tel Aviv, actrice, cinématographe, présentatrice télé et mannequin.

Née à Ashdod et fille de la chanteuse Raymonde Abécassis. Elle s’est rendue sous la tente pour jeûner avec nous. «Nous avons le devoir de croire en nous et en notre pays, nous nous devons d’agir, de comprendre et de parler en termes de compromis pour les vies de nos enfants et de nous-mêmes. Notre Premier Ministre est un dirigeant fort et il a le pouvoir de changer les choses».