Liberation MLS Aude Marcovitch 26.11.14

Envoyée spéciale à Sdérot Aude Marcovitch

Liberation MLS Aude Marcovitch 26.11.14

Après la guerre à Gaza cet été, un collectif s’est créé pour peser sur le gouvernement.
Le cortège s’étire sur une centaine de mètres. En bord de route, entre la gare ferroviaire et le collège académique de Sdérot, une petite ville du sud d’Israël, 750 femmes marchent d’un pas assuré. Régulièrement, des automobilistes les klaxonnent en guise de soutien.
Elles, ce sont Galia, Amal, Babylone, Marie-Lyne… Des femmes rassemblées dans un mouvement civique qui veut faire pression sur le gouvernement pour obtenir un accord de paix avec les Palestiniens.
Le mouvement est né au moment de “Bordure protectrice”, la dernière opération militaire sur Gaza cet été, explique Marie-Lyne Smadja, chercheuse à l’université de Tel-Aviv. Il est né de cette nécessité d’empêcher une prochaine guerre, de la volonté que nous avons toutes de vivre normalement, avec une sécurité politique, économique et sociale.» Cette Franco-Israélienne d’origine tunisienne, venue vivre ici il y a trente-quatre ans, pense que les femmes peuvent faire la différence. Au départ, alors qu’elle évoque ses idées, on lui parle d’une autre Israélienne qui cherche à lancer un mouvement semblable. «Le gouvernement ne répond pas aux attentes de la majorité. Là où nous tombons toutes d’accord, c’est que nous voulons un pays avec des frontières claires et qu’il y ait une séparation avec les Palestiniens. Certaines d’entre nous pensent qu’il faut le faire à travers des accords bilatéraux, d’autres qu’il faut commencer par des discussions régionales avec l’Arabie Saoudite et d’autres pays du Moyen-Orient. Ce qui est sûr, c’est que nous n’arrêterons pas notre mouvement avant qu’il y ait un véritable accord politique réalisé de manière responsable

Liberation MLS Aude Marcovitch 26.11.14